Témoignages

Marine Bazian-Pinède,18 ans, lymphome Hodgkinien

Le diagnostic

Ça faisait 9 mois que je sentais une bosse dans mon cou. J’étais d’abord allée à l’hôpital de mon quartier et ils m’avaient dit : c’est des allergies.  Donc pendant 9 mois j’étais traitée sur des antibiotiques et au bout de 9 mois, dans le temps des fêtes, la bosse a doublée, même triplée, c’est devenu énorme. Après Noël, je suis rentrée à l’hôpital et ils ont fait tous les tests, biopsie ouverte et en une semaine on m’a dit : ça y est, tu as le cancer, on va te soigner. Le fait qu’on ait attendu longtemps, lorsque j’ai eu mon diagnostic, j’étais stade 4.

À propos des services de Leucan

Réconforter, informer et orienter

C’est le fun de parler avec des gens qui comprennent ce qu’on dit.  C’est si difficile pour moi de m’intégrer avec des gens qui n’ont pas été malades et qui ne comprennent pas ce que j’ai vécu. Ils vont dire : ah, oui c’est triste. Mais les gens de Leucan tu leur dis ça et ils vont dire : Je suis passé par là, je comprends, c’est la même chose pour moi. Tu te sens comprise et ça fait du bien. La plupart des gens avec qui je suis en contact proche, c’est des gens de Leucan que j’ai connus au camp ou dans les activités. C’est vraiment ce que j’ai aimé le plus. Et ça m’a vraiment aidé.

Soutien financier

Ma mère en a reçu. Je sais que ça l’a vraiment aidé. Elle ne voulait pas arrêter complètement de travailler parce qu’elle avait peur d’être trop déprimée. Je comprenais ça, mais elle ne pouvait pas continuer 5 jours semaine avec le temps qu’elle passait avec moi. Elle fait 2 ou 3 jours par semaine. Elle se sentait très soulagée et elle sentait moins la pression de devoir travailler, travailler, travailler. Ça lui a donc permis d’être plus présente pour moi.

Lutter contre la maladie et améliorer les traitements

J’ai eu la chance d’être née au bon moment pour être soignée comme il faut. Donc pour moi, la recherche, c’est super important. Pour pouvoir laisser la chance aux gens de vivre. Sans la recherche, il y en a qui ne vont même pas survivre et il y en a qui vont avoir des séquelles qui vont entraver leur développement. Donc de penser que la recherche fait en sorte qu’on peut vivre, c’est fantastique. Pour que la vie des jeunes soit plus agréable, qu’ils aient moins de séquelles, qu’ils en gardent moins une trace qui va les perturber dans la vie de tous les jours. C’est fantastique de voir les avancées qui vont améliorer les conditions de vie des enfants qui ont été malades. C’est vraiment important.

Briser l’isolement et contribuer au bien-être

Le camp de l’an dernier était la première activité de Leucan à laquelle je participais. J’y suis allée toute seule. Dès le premier soir, je me sentais déjà intégrée. J’avais le gros sourire aux lèvres, j’avais déjà trouvé où j’allais dormir. C’est vraiment le fun parce que le premier jour les gens te parlent. Tout le monde est là pour la même raison, tout le monde est content. C’est beau. Il n’y a pas de gangs qui vont se faire. C’est une grosse gang. Ça se mélange. Il n’y a pas de personnes rejetées.

Ce que représentent vos dons à Leucan et aux familles

Donner à Leucan, c’est plus que juste donner de l’argent. C’est donner du bonheur. C’est comme s’ils prenaient l’argent et qu’ils le transformaient en sourires pour les enfants. Ça aide tellement les enfants. Le camp par exemple, ça permet aux enfants malades d’être heureux et de vivre quelque chose. C’est plus que de l’argent qui va s’en aller dans un compte et qu’on ne sait pas trop où ça va. Ça va directement aux enfants, pour les rendre heureux. C’est magique!