Leucan est heureuse d’annoncer que les démarches de Nelson Picard, auxquelles l’Association donnait son appui, ont porté fruit. Désormais, le salarié peut s’absenter du travail sans salaire jusqu’à 104 semaines en cas de décès de son enfant mineur, peu importe les circonstances du décès.

Les démarches de M. Picard

Pendant la maladie de son fils, M. Picard a côtoyé beaucoup de parents qui ont dû continuer à travailler parce que la province ne protégeait pas les parents en cas de décès de leur enfant.

Le 20 mars dernier, lorsque la ministre responsable du Travail du Québec a déposé le projet de loi 176 modifiant la Loi sur les normes du travail, M. Picard a tenu à sensibiliser le législateur à la détresse vécue par tous les parents qui perdent un enfant, peu importe les circonstances.

Dans le cadre des consultations pour le projet de loi 176, M. Picard a déposé un mémoire afin de rectifier la structure du texte de l’article de loi qui selon lui, portait à confusion. Son interprétation des changements proposés à la loi était que le gouvernement voulait d’abord protéger les parents d’enfants disparus.

L’appui de Leucan

Leucan trouvait important d’appuyer les démarches de M. Picard et a tenu à sensibiliser le législateur.

« La façon dont les articles sont présentement libellés, ça laisse vraiment sous-entendre que ça se limite aux décès liés au suicide, à un enlèvement ou à un acte criminel » a expliqué Pascale Bouchard, directrice générale de Leucan.

Deux ans, peu importe les circonstances du décès.

Les démarches de M. Picard appuyées par Leucan ont porté fruit. Le 12 juin dernier, la loi 176 a été adoptée. Désormais, elle stipule clairement qu’en cas de décès de son enfant mineur, le salarié peut s’absenter du travail sans salaire jusqu’à 104 semaines (2 ans), peu importe les circonstances du décès de son enfant.

Pour consulter la page Web consacrée aux congés accordés lors d’un décès ou de funérailles de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, cliquez ici.