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14 février 2022

Chaque année, Leucan souligne la journée internationale de sensibilisation au cancer chez l’enfant en abordant un aspect méconnu de cette maladie qui affecte près d’une famille par jour au Québec. Alors que chaque année, des centaines de vies sont chamboulées, les effets physiques et psychologiques du cancer pédiatrique demeurent méconnus de la majorité.

Cette année, afin de continuer de faire progresser la cause, Leucan démystifie l’après-cancer. Même une fois les traitements terminés et la rémission amorcée, la maladie laisse des traces. Pour en parler, Ruqaya Khanafer, une jeune adulte maintenant en rémission, a accepté de partager son histoire.

Recevoir un diagnostic de tumeur au cerveau à 14 ans

Alors qu’elle n’avait que 14 ans, Ruqaya a consulté un médecin pour cause de maux de tête sévères. Après plusieurs examens, le diagnostic est tombé : pinéoblastome, une tumeur maligne de grade 4 au cerveau.

Pour que la tumeur soit retirée, elle a subi une chirurgie de 10 heures, mais un an après l’opération, elle est revenue encore plus grosse. Heureusement, les études effectuées sur la tumeur ont permis de réduire le temps de traitements prescrit de deux ans à sept mois.

Au début, j’étais bouleversée. J’ai réalisé que je ne pouvais plus aller à l’école, ni pratiquer les sports que j’aimais et sortir avec mes amis. À 14 ans, c’était difficile de comprendre pourquoi ça m’arrivait et les conséquences du cancer. Puis, j’ai réalisé que je ne pouvais pas m’enfuir de ça. J’ai dû l’accepter et rester forte et positive.Ruqaya Khanafer, jeune survivante de cancer et membre de Leucan

Les effets physiques et psychologiques du cancer

Le cancer et ses traitements engendrent souvent divers symptômes et effets secondaires. Chaque personne réagit différemment. Chez Ruqaya, La radiothérapie et la chimiothérapie ont eu beaucoup d’effets négatifs. La jeune femme raconte avoir eu l’impression de mourir à petit feu chaque jour.

Les rendez-vous constants, les vomissements, les évanouissements, les maux de ventre, de cœur, de ma personne physique et psychologique. Ç’a été vraiment difficile. Je me sentais très seule. Il y a des amis qui m’ont laissée pour ne plus revenir. Mais aujourd’hui, je n’ai de rancune envers personne. J’ai retrouvé le bonheur dans les petits moments. L’espoir vient de soi-même, mais Leucan m’a aussi offert une étincelle d’espoir. Ruqaya

Leucan fournit une multitude de services pour atténuer la souffrance pendant cette épreuve pour que les enfants concentrent leur énergie sur l’essentiel : leur guérison.

Et l’après-cancer?

Lors de son retour à l’école secondaire, Ruqaya a fait face à une toute nouvelle réalité. Pour sa persévérance et son dévouement, elle a été reconnue l’élève de l’année.

J’avais manqué une année d’école, une année de vie. Tout le monde avait continué sans moi. Je savais que je devais persévérer. Survivre au cancer m’a fait gagner en maturité. On m’a donné une deuxième chance de vivre et je la prends en main avec une détermination nouvelle.Ruqaya

Aujourd’hui, Ruqaya est en rémission depuis près de deux ans. Elle continue de ne pas laisser le cancer la définir même s’il va toujours faire partie de sa vie. Elle a par ailleurs encore des séquelles de ses traitements, incluant une vision double.

En ce moment, je suis au Cégep et je fais des cours de soir. Je participe aussi à des projets en lien avec la sensibilisation au cancer et je fais du bénévolat. C’est fatiguant, mais je suis capable. Dans le futur, j’aimerais devenir médecin, mais ce que j’ai vécu me laisse craintive. Je me demande parfois si je vais revenir à une vie normale.Ruqaya

Vivre avec les séquelles causées par les traitements

Au Canada, de plus en plus d’enfants et de jeunes atteints d’une tumeur cérébrale survivent à leur cancer. Ceci dit, 70 % des enfants qui survivent à un cancer pédiatrique développeront des séquelles de la maladie ou des traitements. Pour 50 % d’entre eux, ces problèmes seront sévères.

Il n’est pas rare que les survivants présentent des limitations fonctionnelles importantes, comme des problèmes d’apprentissage, de concentration et de langage, des difficultés dans les relations sociales ou encore de la fatigue. Ces problèmes peuvent nuire à leur retour aux activités de la vie quotidienne et à leur qualité de vie.

Leucan, une présence rassurante à toutes les étapes de la maladie et de ses effets

Leucan s’assure que chaque famille qui reçoit un diagnostic de cancer pédiatrique est accompagnée tout au long des traitements par des services adaptés à leurs besoins.

Après les traitements, Leucan assure un suivi auprès de ses membres survivants, afin de les soutenir dans cette nouvelle étape de leur vie. Leucan a mis en place une série d’initiatives et de services adaptés.

Quand vous donnez à Leucan, votre gentillesse, altruisme et amour affectent des centaines d’enfants.Ruqaya

Si l’histoire de Ruqaya vous a touché, vous pouvez faire un don à Leucan pour soutenir d’autres familles comme la sienne.

Oui, je soutiens les jeunes survivants