Témoignages

Nathalie Therrien,Maman de Dania, 16 ans, ostéosarcome

Le diagnostic

Dania se plaignait de douleurs au genou, donc on est allé voir son pédiatre et il a recommandé de faire une échographie. De cette échographie-là, le médecin a dit que c’était une entorse, mais elle disait, «Non c’est pas une entorse, ça fait trop mal». On est allé faire d’autres tests, dont l’IRM. Ils l’ont tout de suite référé à Ste-Justine. Et c’est là que le diagnostic est sorti : un ostéosarcome, cancer de l’os.

C’est un choc, parce qu’en fait elle est très sportive, alors on s’attendait à un diagnostic relié à son sport, genre déchirure, fêlure, cassure, mais pas ce genre-là. Donc, c’est sûr que ça a été un choc auprès de la famille, et souvent cancer veut dire mort, c’est pas une connotation positive,  parce qu’on sait que les chances de guérison ne sont pas à 100%.

À propos des services de Leucan

Réconforter, informer et orienter

Ce que j’ai senti c’était une grande empathie et un désir profond de nous venir en aide. C’est réconfortant de savoir qu’on est pas tout seul. J’ai une aide qui peut être là pour nous.

Soutien financier

J’ai reçu leur bourse mensuelle pour payer le stationnement, parce qu’on est toujours à l’hôpital. Ça m’a surpris énormément quand ils sont arrivés avec cette nouvelle-là, je ne m’attendais pas à ça. C’est sûr que le revenu diminue, parce qu’un des parents arrête de travailler, dans mon cas c’était moi, mais les charges mensuelles ne diminuent pas. Elles augmentent au contraire. À ça se rajoute les coûts de stationnement, d’alimentation, de déplacement aussi, si je pense aux gens en région, les déplacements, le gaz…

Diminuer la souffrance physique et psychologique

Pour ma fille, ça a été difficile d’accepter de se faire masser. Elle a 16 ans, donc, c’est sûr qu’à 16 ans, ils sont toujours brimés dans leur intimité. Il y a toujours quelqu’un qui est après toi. T’as pas, comment dire, la paix. Donc pour elle, au début, c’était plus difficile d’accepter le massage. Tout au long du traitement ils venaient quand même la voir pour lui demander, puis tranquillement, elle a accepté, puis elle a aimé ça. Elle attendait après ça. Ça lui faisait du bien, ça la relaxait. Ils ont des douleurs physiques, parce qu’ils sont souvent couchés, donc ça fait un petit moment de relaxation et de bien, et c’est un touché qu’ils ont accepté. C’est pas un touché parce qu’on opère une injection, c’est un touché de plaisir, de relaxation. 

Pour les parents, c’est sûr qu’avec la période de stress que l’on vit, et les merveilleux lits d’hôpital, on est courbaturés et on sent que la tension est là. Et ça fait comme un moment de relaxation pour nous aussi.

Lutter contre la maladie et améliorer les traitements

La recherche c’est le moyen de guérir le plus d’enfants possible ou diminuer leurs effets secondaires post-chimio, parce qu’il y en a beaucoup. Pour nous c’est très important.

Briser l’isolement et contribuer au bien-être

J’aimais beaucoup les dîners causerie. C’était un point de rencontre où on sent qu’ils [Leucan ] allaient prendre soin de nous, les parents, spécifiquement, dans cette épreuve-là. Ça nous permet de discuter. On sent pas que les gens sont pressés. S’ils ont d’autre chose à faire, on le sent pas. On sent qu’ils sont là vraiment pour nous.

Ce que représentent vos dons à Leucan et aux familles

Au départ je connaissais Leucan avec les petites boîtes de tirelires pour les enfants malades, c’est tout ce que je connaissais. Maintenant, je sais ce qu’ils font réellement. Ils offrent un soutien financier, psychologique, une aide auprès de la famille, parce qu’un enfant malade, c’est une famille malade. C’est ça que j’ai senti beaucoup, ils veulent  aider la famille au complet. Aider à apporter un peu de joie dans des traitements difficiles. Des fois on peut avoir des découragements, donc ils sont là pour nous aider, nous encourager en tout temps. Si on a besoin de quoi que ce soit, on peut se diriger vers eux. La main est toujours portée vers nous.