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15 février 2006, Journée internationale de sensibilisation au cancer pédiatrique Leucan fait un bilan de la situation au Québec

Montréal, le 15 février 2006 - Depuis 2002, le 15 février a été décrété Journée Internationale de sensibilisation au cancer pédiatrique. Plus de 65 pays à travers le monde souligneront cette année la dure réalité des enfants diagnostiqués d'un cancer. Leucan, une association de parents fondée en 1978, compte maintenant plus de 5000 membres dans la province et assure sur une base annuelle un accompagnement auprès de plus de 600 enfants atteints de cancer, ainsi qu'un soutien à leurs parents, leurs frères et leurs sœurs. Elle finance pour plus d'un demi-million chaque année la recherche clinique au Québec. Elle dresse aujourd'hui un portrait de la situation.

Quelques statistiques au Québec
Le risque qu'un enfant développe un cancer, entre l'âge de zéro à 19 ans, est de l'ordre de un sur 400 au Québec. Le Dr Mark Bernstein, chef du service d'hémato-oncologie au CHU Sainte-Justine précise que les centres d'oncologie pédiatrique de la province traitent de 250 à 300 nouveaux cas de cancer approximativement chaque année. Depuis quarante ans, les progrès dans les traitements des cancers de l'enfant ont été très significatifs. En effet, dans les années 1960, ces maladies étaient presque toujours mortelles. Comme le souligne le Dr Bernstein, le taux de guérison chez l'enfant, toutes formes de cancer confondues, se situe actuellement à 75 %. Et on peut parler d'un taux de 85 % dans les cas de leucémie lymphoblastique aiguë, la forme la plus courante de cancer chez les jeunes. Toutefois, les jeunes guéris peuvent garder des séquelles, tant au niveau physique que cognitif, séquelles dont on doit se préoccuper.

L'importance de la recherche clinique
Cette augmentation du taux de guérison a été obtenue grâce à la recherche clinique qui aide à mieux comprendre les mécanismes de l'évolution du cancer, à diminuer les effets secondaires et les séquelles dues aux traitements. La recherche clinique donne accès, aux enfants du Québec, aux meilleurs protocoles de traitement existants. De plus, elle permet de lancer des traitements innovateurs, à la fine pointe de la recherche médicale. Les unités de recherche clinique subventionnées par Leucan ont contribué entre autres aux avancées du programme de recherche sur le «sang de cordon» du CHU Sainte-Justine, coordonné par le Dr Michel Duval, hémato-oncologue au CHU Sainte-Justine. Celui-ci précise : « Le sang de cordon contient de nombreuses cellules-souches ainsi que d'autres cellules du système immunitaire. Avec un sang de cordon que l'on prélève sans risque pour la mère et le nouveau-né, on peut réaliser une greffe de cellules-souches chez un enfant. Sans l'appui de Leucan à la recherche clinique, ce projet de recherche novateur n'aurait pas eu cours. » Pour qu'un jour tous les enfants atteints de cancer soient guéris sans séquelles, il faut absolument poursuivre la recherche clinique.

Reconnaître la spécificité du cancer pédiatrique
Le cancer chez l'enfant ne se traite pas de la même façon que chez l'adulte. L'enfant est en pleine croissance et l'on doit se soucier des séquelles à long terme qui pourraient être causées par un traitement intensif. Comme le souligne le Dr Bernstein : « Nous préconisons une approche globale de guérison. On doit se préoccuper des séquelles sur le plan cognitif, particulièrement dans le cas de tumeurs cérébrales et de leucémies lymphoblastiques aiguës. Souvent l'enfant est guéri, mais doit vivre avec des séquelles que nous souhaitons minimiser. Il faudrait le soutien d'une équipe de professionnels de la santé pour intervenir sur ce plan et faire des interventions précoces ainsi qu'un suivi à long terme avec ces enfants, une fois guéris. » Le Dr Bernstein ajoute : « Nous traitons, dans les quatre centres pédiatriques de la province, presque tous les cas de cancer chez les enfants en bas de 15 ans. Mais, les résultats pour plusieurs adolescents et jeunes adultes leur garantissent un meilleur taux de survie lorsqu'ils sont traités en milieu pédiatrique. Les adolescents âgés de plus de 15 ans et les jeunes adultes jusqu'à l'âge de 25 ans avec des cancers de type pédiatrique devraient être référés dans les centres d'oncologie pédiatrique. » Les hémato-oncologues souhaiteraient également que les deux paliers de gouvernement investissent en recherche clinique, ce qu'ils ne font pas actuellement.

Leucan, un rôle primordial auprès de l'enfant et de sa famille
Leucan, tout en soutenant la recherche clinique et en appuyant les quatre centres d'oncologie du Québec, accompagne l'enfant et sa famille à toutes les étapes de la maladie et, lorsque nécessaire, dans le processus de deuil. Le diagnostic d'un cancer chez l'enfant, une maladie potentiellement mortelle, déstabilise profondément les parents, les frères et les sœurs. Par de l'aide financière, du soutien affectif qui peut prendre différentes formes, des programmes de sensibilisation scolaire et des activités de plaidoirie, Leucan prend soin de chacun des membres de la famille. Leucan prend la famille par la main lors du diagnostic et est présente dans toutes les phases de cette terrible épreuve qu'est le cancer d'un enfant.

Rappelons que Leucan est une organisation sans but lucratif fondée en 1978. Sa mission est de favoriser le mieux-être et la guérison des enfants atteints de cancer et d'assurer un soutien à leur famille. Outre son siège social situé à Montréal, Leucan compte neuf comités de développement régionaux et plus de 5 000 membres répartis dans tout le Québec. Considérée comme un lieu d'expertise pour certains de ses programmes, telles la massothérapie et la gestion de deuil, Leucan est aussi reconnue comme un centre de références pour des institutions similaires tant au Québec qu'à l'étranger. On peut consulter son site Internet au www.leucan.qc.ca.

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Source et renseignements :
Sylvie Boyer, directrice, communications et relations publiques Leucan
(514) 731-3696 poste 224 • sylvieb@leucan.qc.ca